Société Royale d'Histoire "Le Vieux Châtelet"


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Boubier

Le Chapitre Cathédrale, organisme directeur de la Principauté liégeoise, donne, en 1773, l'autorisation à Jean Nicolas Le Becque, ancien bourgmestre de Châtelet, de prospérer les terrains houillers situés entre Châtelet et Couillet.
Les résultats positifs des recherches aboutissent, finalement, à l'implantation de plusieurs bures, dans la partie ouest de la cité châtelettaine.

Entre 1800 et 1850, Boubier n'est encore qu'un cayat exploité par Dejean et Bouez, au lieu-dit "La Bergerie".
Certes, l'exploitation se modernisera au fil du temps grâce aux perspectives qu'offriront les futurs matériels miniers. Mais, Boubier ne bénéficie pas, du moins en 1800, de cette infrastructure "futuriste". Il faudra patienter, encore, quelques années pour que les maîtres de fosses découvrent les nouvelles techniques d'exploitation résultant, principalement, du développement de la machine fixe à vapeur dans le domaine de la force motrice.

Dans le courant de la première partie du XIXe siècle, trois groupes de prospecteurs se concurrencent, afin d'obtenir une ou plusieurs concessions de houille.

  • le premier groupement se fait autour de Jean Nicolas Le Becque
  • le deuxième, de Pierre Quinet
  • le troisième, Jean-Baptiste Desmaret en est la tête de liste

Tous ces représentants (ou leurs successeurs) d'associations de prospecteurs introduisent, au début de 1839, une nouvelle demande à l'effet d'obtenir une concession de houille portant sur une contenance de 143 hectares 95 ares 31 centiares.

Au sein de ces équipes, nous retrouvons des gens de la région, entre autres :

  • Charles Desmaret, maître tanneur à Châtelet
  • Jean-Baptiste Bolle, bourgmestre de Châtelet
  • Charles Stanislas Crame, propriétaire à Châtelet
  • Henry Dejean, maître tanneur à Châtelet
  • Maximilien Alexandre Motte, ingénieur des mines à Châtelineau
  • Léon Wilmar, rentier de Châtelineau

Seuls, deux des trois groupements, mettent en communauté, devant le notaire Piret de Châtelet, le 25 mai 1839, leurs droits respectifs des concessions qu'ils détiennent et demandent la constitution de la première société dite "de Boubier".
Cette nouvelle association obtient, par Arrêté Royal du 14 février 1844, une concession houillère, gisant sous le sol des communes de Châtelet et Bouffioulx et dont l'étendue est fixée à 304 hectares et 41 ares.

En 1846, Godefroy Goret, considéré comme le véritable fondateur du charbonnage de Boubier, rachète les parts de ses associés. Il constitue à Paris, le 15 janvier 1846, avec Louis Joseph Maulaz et Joseph Victor Bernard, propriétaires, la "Compagnie du Charbonnage de Boubier", sous la raison sociale L.-J. Maulaz et C°.
La société érigée sous le régime des lois françaises a son siège social établi à Paris.

Enfin, en 1875, la société est transformée définitivement en société anonyme ayant comme raison sociale la "Compagnie du Charbonnage de Boubier S.A.".
La superficie de la concession, en 1930, est de 604 hectares 49 ares et 52 centiares et s'étend sous les localités de Châtelet, Bouffioulx et Couillet.





Les potiers de Bouffioulx et Châtelet

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Magritte à Châtelet

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