Société Royale d'Histoire "Le Vieux Châtelet"


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Maisons communales

En cinq siècles, la ville de Châtelet a connu trois sièges successifs pour son administration communale : la Halle, sur la place du Marché, du XVIe siècle à la fin du XVIIIe, la Mairie, sur le Trigeon, pendant la première moitié du XIXe siècle et, depuis, l'Hôtel de Ville, sur la place du même nom.

Halle

Hôtel de Ville de Châtelet En 1545, la Communauté de Châtelet entreprit, avec l'approbation du Chapitre de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, seigneur de la Ville, la construction d'une halle en remplacement de "la vieille halle" déjà citée en 1438 et récemment détruite par un incendie.

Le nouveau bâtiment - dont il n'existe aucune représentation ancienne - s'élevait parallèlement aux immeubles situés entre la rue Neuve et la rue du Commerce, sur la place du Marché.

La Halle servait, non seulement, aux activités commerciales, mais elle était aussi le siège de l'autorité communale et judiciaire. La tour qui se dressait au milieu de la façade principale de l'édifice était un élément important de la vie locale. Surmontée d'un aige, emblème de la ville, la "thour de la maison de ville" renfermait la prison; en outre y étaient placées une horloge et la cloche de la ville.

On appelait aussi la Halle : "Maison commune", "maison de ville", "maison de la ville", "hôtel de ville dudit Chastelet".

"Lieu plaidoable", on trouvait dans la Halle, le ferme aux archives, la "chambre scabinale" où se réunissaient les échevins et "la place qui est celle des séances" du Magistrat.

Après avoir prêté serment sur l'Evangile, dans l'église, au pied de l'autel, le nouvel échevin devait comparaître "sur l'hôtel de ville dudit Chastelet" où il répétait son serment entre les mains du mayeur. C'est là également qu'avait lieu l'élection des bourgmestres.

Très délabré et menaçant ruine, dans les ultimes années du XVIIIe siècle, "le bâtiment ne semble pas susceptible de restauration"; "la seule place qui est celle des séances et qui est moins mauvaise que les autres, ne mérite certainement pas de servir à l'objet pour lequel elle est destinée".

Le 29 vendémiaire an IX (20 octobre 1800), le préfet du département de Jemappes autorise la démolition de "la Maison commune". Les "matériaux récupérés serviront", entre autres, "à réparer un autre local appartenant à la ville, pour les séances du Conseil Municipal, la tenue des bureaux de la Mairie et pour servir de maison d'arrêt".

Mairie

En réalité, les autorités municipales n'avaient pas attendu l'autorisation préfectorale, ni la démolition de la halle, en 1801. Dès 1796, elles faisaient effectuer des travaux à un bâtiment situé "sur le Trigeon", proche de l'église et que, déjà, elles appelaient "la maison de ville".

C'est dans cet immeuble vétuste, exigu et incommode, que la Ville et ses services eurent leur siège jusqu'en 1847, lors des premiers travaux de remodelage du Trigeon pour le transformer en place de l'Hôtel de Ville.

Hôtel de Ville de Châtelet

Hôtel de Ville de Châtelet Le 12 décembre 1846, la Ville de Châtelet acquit une vaste propriété située juste en face de l'église décanale des Saints-Pierre-et-Paul. Il s'agissait d'un relais de poste à l'enseigne de "Hôtel royal - Grand Café".

Au fil des ans, l'ensemble fut aménagé pour devenir le centre administratif et culturel d'une ville qui passa de 3.000 habitants en 1845 à 15.000 en 1928.

En 1923, l'édifice fut doté d'une nouvelle façade décorée de bas-reliefs en terre cuite, oeuvre du sculpteur-céramiste châtelettain, Eugène Paulus, frère du peintre Pierre Paulus.

Depuis les fusions des communes qui, le 1er janvier 1977, ont réuni, Châtelet, Bouffioulx et Châtelineau, les services administratifs ont été répartis entre les trois sièges communaux, ce qui a permis d'augmenter le rôle de Centre culturel (bibliothèque - expositions - concerts) de l'Hôtel de Ville où siège toujours le Conseil communal et où les mariages sont célébrés.

De 1981 à 1988, le bâtiment fit l'objet d'importants et heureux travaux de rénovation et de restauration qui, dans l'esprit de l'architecte, avaient pour philosophie, la recherche d'une vérité architecturale du passé et son intégration dans le contexte actuel.

Maison communale de Bouffioulx

Maison communale BouffioulxLa Maison communale de Bouffioulx serait déjà citée en 1790; elle est située sur la place de France.

Les bureaux menaçant ruine, le bâtiment connut de très importants travaux de réparation et d'aménagement qui prirent fin en 1973.

Maison communale de Châtelineau

Maison communale ChâtelineauC'est en 1843 que fut construite, près de l'église Saint-Barthélemy, la première Maison communale de Châtelineau qui fut abandonnée en 1910, lors de la construction d'un nouvel édifice religieux.

Les services communaux furent alors installés, "provisoirement", dans une maison de la Grand-place (aujourd'hui place Wilson) où ils restèrent jusqu'à la fin des années 50. Le bâtiment menaçant ruine, ils furent alors dispersés dans divers locaux, dont des salles d'école.

En 1969, l'Administration communale de Châtelineau acquit les bureaux des Charbonnages du Gouffre - qui arrêtaient leurs activités - rue Gendebien 55, pour y installer, d'une manière enfin définitive, ses services.





Les potiers de Bouffioulx et Châtelet

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Magritte à Châtelet

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