Société Royale d'Histoire "Le Vieux Châtelet"


Commerce de pots

Commerce de pots

Les grès de Châtelet et Bouffioulx trouvaient des débouchés bien au-delà de l’Entre-Sambre-et-Meuse liègeoise ou namuroise, en Brabant, en Flandre, en Hainaut, en Picardie, en Champagne, en Artois, dans les Ardennes, à Liège et dans sa vaste principauté.

En 1811 la poterie de Châtelet-Bouffioulx éprouva une diminution assez sensible depuis l’interruption des relations avec le continent américain.

On détermina aussi en 1680 la sphère de vente de chaque potier.

Les potiers résidant dans l’"enclos" de Châtelet pourront vendre et débiter leur marchandises dans la ville et lieux situés sur la Sambre, depuis Châtelet jusqu’à Namur, et sur la Meuse entière. Les potiers du Faubourg, avec Jacques Crame fils, Sébastien et Gille Gibon, vendront leurs pots dans les villes et lieux du duché de Brabant et du comté de Namur.

Les autres potiers de Bouffioulx iront à Braine-le-Comte, à Soignies, à Enghien, à Dunkerke, dans la Flandre, le Hainaut, et l’Artois, à Thuin, à Walcourt, à Philippeville et à Mariembourg. Gand et Bruges sont aussi attribués à des potiers.

Dès lors, suivant la région de destination, les pots étaient différents; il y avait le pot flamand, le pot brabançon, celui de Gand ou de Bruges, de Bruxelles, de Mons ...

La vente était assurée par des marchands potiers, profession libre qui ne relevait pas du Franc-Métier.

Ils livraient par bateaux, par chariots, par charrettes, par chevaux, par sacs et hottes.





Les potiers de Bouffioulx et Châtelet

Les potiers de Bouffioulx et Châtelet


Magritte à Châtelet

Magritte à Châtelet