Société Royale d'Histoire "Le Vieux Châtelet"


La fabrication de tuiles

Tuiles

Des fabriques chatelettaines produisirent également des « pannes » soit des tuiles de différent types : vernies, rouges, grises, tuiles à trous, faîtières, "arêtiers", tuiles à emboîtement et les "pannes à torchette" (tuiles sans emboîtement) appelées aussi "coulmes" ou "coulmés" que certains potiers désignaient aussi sous le nom de totchias.

La tuile était formée à l’aide d’un moule en plâtre ou en bois. Le vernissage se faisait à l’alquifoux. On prenait celui-ci en poudre et l’on diluait dans l’eau jusqu'à ce que le liquide ait acquis une consistance assez épaisse. Pour donner un ton noir brillant à la tuile, on introduisait, dans le liquide, du bioxyde de manganèse. Suivant la composition chimique de la terre, on devait augmenter ou diminuer la quantité de fondant, le borax.

Ce mélange était très épais et très lourd, aussi devait-on l’agiter souvent pour qu’il reste homogène. Pour les mêmes raisons, il n’était guère possible de l’étendre sur la tuile à l’aide d’un pinceau et la seule possibilité d’étendre convenablement la "trempée" était d’utiliser une peau de mouton appelée "witche" que l’on promenait, dégoulinante de "potée" sur le dos de la panne.

Les tuileries furent nombreuses à Châtelet, exploitées par quelques familles concentrées au faubourg : Bastin Marcq, Guianotte, Bertrand, Grégoire. La S.P.R.L. Terrapanne fut la dernière tuilerie châtelettaine et une des trois dernières du Hainaut. Elle a cessé ses activités en 1967.





Les potiers de Bouffioulx et Châtelet

Les potiers de Bouffioulx et Châtelet


Magritte à Châtelet

Magritte à Châtelet